Communauté de Mariol

Eglise Saint Cyr et Sainte Julitte

Saints Cyr et Julitte

 

martyrisés à Tarse (✝ 304)

 

Le juge Alexandre, qui vivait à Tarse, aimait à condamner les chrétiens. Saint Cyr avait à peine cinq ans lorsqu’il se faufila dans le tribunal en criant: “Moi aussi, je suis chrétien.” Il courait dans les salles du tribunal et personne ne pouvait le rattraper. Il fallut plus d’une demi-heure pour que le juge mette la main dessus. Devant les exclamations de l’enfant, il lui fracassa la tête contre un mur. Sainte Julitte ou Julienne, la mère de saint Cyr, fut également martyrisée.

Population :

Actuellement 782 habitants
28 entreprises

Mariol ne compte plus guère que quelques rares cultivateurs. Les habitants sont devenus ouvriers ou cadres dans les verrières de Puy-Guillaume et de Saint-Yorre ou dans la société d’exploitation des eaux minérales. D’autres sont travailleurs à Vichy. Peu à peu la commune se repeuple. Mieux, elle est la première cité du canton à marquer un net progrès démographique entre les deux récents recensements. Aujourd’hui elle enregistre un chiffre de 772 habitants. Elle est équipée d’une station d’épuration des eaux.

Histoire

L’origine du nom : Mariol serait un terme gaulois qui signifierait grand champ.

Toutefois certains historiens estiment que le mot Mariol relève du latin mas (mansium = maison) et revoli (rivus = ruisseau), soit maison près du ruisseau.

En patois, Mariol se dit Mariou. On est près des racines latines : (ru en français = rio en espagnol = cours d’eau).

On a estimé que les troupes de Jules César avaient campé sur le terrain des Grand Vaux. César aurait profité de la présence d’un pont (Ancêtre du pont de Ris) pour traverser l’Allier et rejoindre Clermont. On a découvert des vestiges romains à Calleville, à Mariol, près de l’emplacement actuel de la Gare de Ris et à Vichy également.

En 1372, Jean 1er, duc de Bourbon se fit céder par le duc de Berry et d’Auvergne les fiefs et Suzerainetés de Mariol, Saint-Yorre et Vichy (à l’exception des châteaux de Puy Aigu, Abrest et Busset). Là s’étendaient les communes de Mariol et Saint-Yorre.
Dès le Moyen-Age, existait un château féodal. Mariol fut un apanage, c’est-à-dire un domaine réservé par le souverain à ses fils ou frères. En fait, il s’agissait d’une maison chevaleresque. Le château de Mariol aurait été un avant poste des Templiers installés à Busset. Tout comme Maulmont, Pic-Aigu-Bancherelle, les murs du Temple, Mariol relevait des Templiers. La paroisse existait en 1550 à Mariol même(église et presbytère).
N’oublions pas Mariol, Village de cultivateurs et de vignerons. En 1852, il comptait 917 habitants. Ce fut Napoléon III qui, au cours de son séjour à Vichy, fit établir la route de Château-Gaillard à Busset. L’étang situé à proximité (hameau des Foucauds) porte le nom d’étang de l’empereur. Avant la guerre de 1939-1945, Mariol n’avait pas de locataire. Chacun possédait sa maison. C’était un bourg agricole aux marchés hebdomadaires. On dénombrait trois épiceries, deux hôtels restaurants, un tailleur, un cordonnier, un coiffeur, une couturière, une corsetière. Peut-on parler des vignes? Elles produisaient un petit vin agréable qui rappelait le Saint-Pourçain. Le roi Henri IV put l’apprécier à son passage au château de Busset. Mais ces vignes ont été arrachées. Les Mariolais ont touché de l’État des primes à l’arrachage en raison du phylloxera.

L’église de Mariol, qui a été reconstruite à partir de 1881, est dédiée à Julitte et à son fils Cyr. Elle est située au centre du bourg de la commune.