Église Saint Saturnin

Aujourd’hui monument central du cœur de ville de Cusset, l’église St Saturnin est un édifice au surprenant destin. Si son envergure fait partie du paysage habituel des Cussetois, elle n’est pas la première peau que revêtit l’église paroissiale.

Construite à la fin du XIème siècle dans un style roman, elle fait l’objet d’une transformation en 1857, au vue de son état de délabrement.

Cusset a fait de 2017 une année consacrée au jubilé des 150 ans de l’église. Municipalité et paroisse ont su mettre en valeur l’histoire incroyable de ce monument richement décoré et abritant des trésors d’artisanats.

Huit siècles séparent donc les nouveaux plans architecturaux des anciens. Entre autres choses, ce sont le nouveau clocher et un agrandissement du chevet qui illustrent une disposition basilicale.

Le modeste édifice se mue en repère architectural et spirituel pour les paroissiens, attirant même des personnages historiques comme Napoléon III. Son attachement à l’agglomération vichyssoise n’est plus un secret, mais son investissement à la reconstruction de notre église a été une surprenante nouvelle. Grâce à d’importantes donations, il a été possible de donner corps aux idées de l’architecte Jean-Baptiste Lassus, l’un des fondateurs d’un nouveau souffle au XIXème siècle.

Ce sera finalement un ingénieur local, Hugues Batilliat, qui prendra la succession de Lassus. Influencé par l’art religieux du Moyen-Âge, il imaginera une église néo-gothique, au même titre que d’autres monuments de la région.

Saint Saturnin :

 

Célébré le 29 novembre.

Des écrits du IVème siècle relatent la passion du premier évêque de Toulouse. Il fut envoyé par le pape Fabien depuis la capitale romaine, pour évangéliser la Gaule.
Son cheminement ira jusqu’en Espagne, accompagné d’autres, pour proclamer le message de Dieu et ainsi fonder les premiers foyers du christianisme en Europe de l’ouest.
C’est en martyr qu’il affirmera sa foi, en refusant un sacrifice aux prêtres païens de Toulouse. Attaché au taureau qu’il devait livrer en sacrifice, Saint Saturnin mourut en l’an 250, après une course folle de l’animal depuis le haut des marches du Capitole de la cité antique.

On attribue à l’intercession faite auprès de Saturnin – lui qui subit le choc de sa tête sur les marches – la guérison  des vertiges et étourdissements des hommes. Il a été inhumé là où le taureau le laissa, à la porte nord de la ville.